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Sous-titres : Jean-Louis JAMINET Juin 2021
Attention, s'il vous pla�t.
Attention, s'il vous pla�t.
United Arab Airlines annonce l'arriv�e
de leur vol Com�te de Munich et d'Ath�nes.
A�ROPORT DU CAIRE
Merci.
Quelle est la nature de votre visite, M. Packer ?
Euh, ma branche, c'est le Design.
J'ai toujours voulu �tudier les antiquit�s de votre mus�e.
Vous faites de la recherche, en quelque sorte ?
Bon, on pourrait appeler �a ainsi, oui.
Allez-vous traiter des affaires ici ?
Monsieur !
Quoi ?
Allez-vous traiter des affaires ici ?
J'en doute.
Si vous changez d'avis, vous comprenez,
vous aurez besoin de l'autorisation de l'organisme gouvernemental comp�tent.
Oh oui. Je comprends.
Votre visa est de 30 jours. Ce sera suffisant ?
Plus que suffisant.
Merci !
Allez au mus�e.
C'est bon.
... Maintenant, nous arrivons dans cette salle.
Ici, vous verrez des reliques
des tombeaux des pharaons et de leurs reines :
Rams�s, Toutankhamon, la reine Hatchepsout,
Tiy, N�fertiti.
Si vous voulez bien me suivre. Par ici...
Ici, vous trouverez des tr�sors qui d�passent l'entendement...
Car ici, l'histoire est rest�e vivante.
Regardez attentivement cette vitrine.
Les bijoux qui s'y trouvent ont entre 4 et 5.000 ans.
Or, saphirs, rubis, pierres pr�cieuses...
Tous travaill�s avec une adresse � couper le souffle
par des artistes qui savaient mettre en valeur
leur richesse et leur d�licatesse.
MAX. 25 PERSONNES D'accord.
Ils font partie de notre patrimoine.
Les antiquit�s parlent de ceux qui ont conquis l'Egypte,
et qui, � leur tour, ont �t� conquis.
Les Perses, les Grecs, les Romains r�gnaient autrefois ici.
Les Coptes ont r�gn� et ont �t� vaincus par les musulmans.
Les musulmans ont �t� suivis par les Turcs,
Car de nombreuses races se sont bouscul�es, au fil des si�cles,
dans les vall�es du Nil.
Et chaque g�n�ration a laiss� sa marque,
nous disant quel genre de personnes �tait nos anc�tres.
Au cours de nos milliers d'ann�es d'histoire archiv�e,
Jupiter, Isis et Zeus ont �t� ador�s, ici.
Des pri�res et des offrandes d'adoration
ont �t� faites � Allah et � J�sus-Christ.
L'homme diminue de taille, face au monument qu'est l'Egypte.
LE CAIRE
Bienvenue au Caire, major.
Merci, mon vieux.
Ici.
Un splendide petit bonhomme, hein ?
Il est, euh, pas mal. Non ?
Un homme de famille, hein ?
Oui. Euh, je peux vous offrir un verre ?
Euh, pas pour le moment, merci.
� la chance.
Oui.
Vous avez eu des probl�mes de passeport � l'a�roport ?
Non, non.
Dans la prison de Munich, mon compagnon de cellule...
un gars nomm� Andreas,
�tait un artiste, pour les reproductions.
Un passeport �tait pour lui une simple affaire.
Non. Aucun probl�me.
Major, je dois vous dire...
Au cours des deux derni�res ann�es, les choses ont chang�.
Oh oui. Bon, les prix ont augment� partout.
Non, non, je veux dire, pour moi, personnellement.
Avez-vous toujours l'intention d'aller jusqu'au bout de votre plan ?
Bon, je ne suis pas venu ici pour ma sant�.
Ouais, bon... Je crains qu'il ne faille pas compter sur moi.
Je vois.
Bon, vous me mettez un peu dans l'embarras.
Ce n'est pas que je ne veuille pas vous aider.
C'est juste qu'il s'est pass� beaucoup de choses.
J'ai une famille, maintenant.
Dites-moi, vous avez bien r�ussi, ici au Caire ?
Oh, Bon... au d�but, pas grand-chose.
Comme vous ne veniez pas, j'�tais coinc�.
Ouais. Bon, en raison de force majeure !
Oui ! Je r�alise �a. Mais j'ai surv�cu. J'ai eu du travail.
Mais avez-vous bien r�ussi ?
Bon, je gagne ma vie.
Deux heures de votre temps.
C'est tout ce dont j'ai besoin, Willy : deux heures.
Votre part est de 25.000 $.
Major...
Apr�s �a, vous n�avez plus besoin de vous inqui�ter.
Allez o� vous voulez, vivez comme vous voulez.
Bon, euh...
Willy !
Je suis l�, Marie !
Euh, Marie, je te pr�sente le major.
Enchant�.
Enchant�e.
Bon, tu... tu prends un verre ?
Non !
Qu�est-ce qui te prend ?
Tu sais ce que j'ai dit sur lui !
Peu importe. Pas besoin d'�tre si grossi�re.
Dis-lui de s'en aller ! Je ne le veux pas dans ma maison !
Comment �a : ta maison ?
C'est ma maison. C�est moi qui d�cide !
�coutez, je suis vraiment d�sol�. Je ne voudrais pas m'imposer.
On discutera plus tard. Au revoir.
Major, une minute.
Dites, je suis vraiment d�sol� pour �a, major.
Oh, elle ne pensait qu'� vous.
La loyaut� ne doit jamais �tre sous-estim�e.
Alors, qu'en dites-vous ?
Laissez-moi un peu de temps pour y r�fl�chir, hein ?
OK.
O� puis-je vous trouver ?
Mon contact est un certain Nicodemos.
- Ouais, je le connais. - Ah, bien !
Bon...
Merci d'�tre venu.
R�fl�chissez, Willy.
Et ne sous-estimez pas non plus 25.000 $.
Pensez-y.
Willy...
Willy, s'il te pla�t...
Num�ro 6.
Pourquoi ne frappes-tu pas, avant d'entrer dans mon bureau ?
Je vais mettre un verrou sur la porte. Alors tu devras frapper.
Bon, qu'est-ce que tu veux ?
Un gentleman veut vous voir.
Il s'appelle major.
Je ne connais pas de major...
Attends une minute. T�es s�r qu'il a dit "major" ?
M. Nicodemos va vous voir maintenant, monsieur.
Ah, salut.
�a marche bien ?
Que voulez-vous ?
Un logement.
Ce n'est pas un h�tel !
Non, mais il semblerait que ce soit un sanctuaire !
� propos,
votre cousin se rappelle � votre bon souvenir.
Quel cousin ?
Andreas.
Il est toujours un "invit� du gouvernement", � Munich.
J'�tais son "camarade de chambre".
Alors, c'est vous, le major !
Oh, major...
Ne voulez-vous pas vous asseoir, major ?
Vous prenez un verre ?
Bon, j'ai un peu perdu l'habitude, derri�re les barreaux. Pourtant...
Excusez-moi d'�tre prudent, major,
Mais, franchement, comme vous �tiez...
Retard� ?
Retard� ! Oui ! Ha !
J'ai suppos�, bien s�r, que vous aviez abandonn� vos projets ici.
Mon cher, quand un plan est infaillible,
le temps n'a aucune importance.
Et celui-ci, vous l'appr�cierez,
vaut quelque chose comme, euh, 1/4 de million.
Qu'est-ce que...
Je veux dire : j'interviens comment ?
J'ai besoin d'argent. 25.000 $ am�ricains,
Et quelques milliers de livres �gyptiennes comme fonds de roulement.
Des dollars... Ce n'est pas tr�s facile � trouver.
Bon, je ne m'attendais pas � ce que vous les fournissiez.
J'ai quelqu'un d'autre en t�te.
Oh ? Qui ?
- Kamel Kuchuk. - Qu'est-ce que vous savez, de Kuchuk ?
Il est dans l'import-export,
Et c'est vital pour notre plan.
Et le chemin vers lui passe par vous.
Oui, c'est correct.
�a, c'est dr�le.
Je n'ai jamais pens� que Kuchuk serait en lien avec ce genre de plan.
Mais on ne sait jamais.
Restez l�...
Excusez-moi, je reviens tout de suite.
Ali ! Qu'est-ce que tu veux ?
Votre homme dit que, si je veux jouer,
Je dois vous voir, d'abord.
Combien tu dois ?
200 �.
Tr�s bien. Ton cr�dit est bon jusqu'� 300.
C'est la limite. Soit tu gagnes, soit tu me paies.
Je paie toujours. Je ne suis pas de la racaille.
Ecoute, je... J�ai seulement dit...
Je ne vous demande rien !
J'am�ne l'argent tout de suite.
Ali ! Oh, Ali ! �coute, je...
Un jour, il va exploser en mille morceaux.
Qui est-ce ?
Oh, c'est un petit escroc.
Fou de roulette, fou de drogue.
Mes tables le battent et le battent,
et il revient toujours pour plus.
Il n'est pas tr�s malin,
mais avec une arme, c'est un homme dangereux.
Oh ! M. Kuchuk va nous parler, ce soir.
Il donne un d�ner, � sa villa,
mais il sera ailleurs, plus tard.
Il pend ses chapeaux dans de nombreux endroits.
Les cartes ! Les cartes ! Votre carte d'identit�, s'il vous pla�t.
Que s'est-il pass� ?
Un braquage, au caf� El Kayira.
Eh bien ?
J'ai besoin d'argent.
Qui n'en a pas besoin ?!
Tr�s bien. Combien ?
200 �
Nicodemos ?
Oui.
Ce gros escroc ! Laisse-le suer.
On ne peut pas devoir de l'argent � Nicodemos.
Il fait de vous de la racaille, sans m�me essayer.
Je veux voir votre carte, s'il vous pla�t.
Tiens. Prends �a...
Et mes cigarettes.
Caf� ?
On s'est d�j� vus !
Il a �t� en prison, deux ou trois fois.
Une fois, pour possession de haschich.
Vous fumez toujours ?
Non.
Que savez-vous du braquage de caf� ?
Il ne sait rien !
Il ne sait jamais rien. Vous ne voyez pas ?
Il est inoffensif, un paysan.
C'est � vous que je demande !
J'ai �t� ici toute la soir�e.
Je ne sais rien.
Le haschich peut vous valoir 25 ans de prison.
Rappelez-vous �a.
Merci. Seulement, euh...
La prochaine fois, ne me fais pas para�tre si stupide.
Non ! L'arme reste.
Dis, toi...
Vas-y, frappe-moi. Je t'attends.
Prouve que tu es stupide.
Tu sais que je ne te frapperais pas.
Quand �a bout dans ta t�te,
tu frapperais une vieille dame avec des b�quilles.
Rentre chez toi, Ali. Va au lit.
Reste loin du bazar et de la police.
J'aurai l'argent pour toi demain.
Je t'ai dit : pas d'arme.
Non. Mes cigarettes.
La porte �tait ouverte.
Je... je suis d�sol�e.
Je t'attendais.
Si tu vas fumer,
tu dois apprendre � avoir des allumettes.
Pourquoi tu pleures ?
Rien.
Je suis d�sol�e.
Je suis d�sol�e, Ali.
Je ne sais pas � quoi je pensais...
Te d�ranger en pleine nuit.
Je m'en vais.
T�as des probl�mes ?
Oui. Tu sais...
La danseuse du ventre doit se couvrir... jusqu'ici.
Imagine, Taharqa - tu sais, la fille turque -
Elle a dit : "quel genre de danseuse du ventre c'est �a,
s'il faut se couvrir le ventre ?"
Elle ne voulait pas le faire.
Ce soir, la police est venue et a fait fermer.
Je n'ai pas �t� pay�e.
Assieds-toi.
On t'a jet�e hors de ta chambre ?
Pas d'argent, pas de chambre.
Ils ont raison.
Qui a raison ?
Une femme doit �tre couverte, devant un homme.
Tu n'as pas toujours dit �a...
... avec moi.
Ali...
Si �a ne te d�range pas, je pourrais rester quelques jours ?
Reste, si tu veux,
Mais �a ne veut rien dire, tu comprends.
Rien.
Mais le mus�e doit �tre l'endroit le plus surveill�,
partout au Caire.
Oui, c'est vrai... Sauf l� o� on va frapper.
Le point faible, c'est un ancien tunnel d'�gout, ici.
Il y a une trappe assez grande pour qu'un homme puisse passer.
Il lui faudra 6 minutes pour se rendre dans la salle climatis�e,
Et de l�, jusqu'� l'entr�e arri�re,
o� nous l'attendrons.
L'ensemble de l'op�ration doit durer exactement 32 minutes.
Comment les bijoux seront-ils sortis du pays ?
Par moi, avec l'aide de votre maison d'exportation,
vers votre bureau � Istanbul.
Et alors ?
Ce sont des antiquit�s. Qui va les prendre ?
Il y a des gens qui aiment les antiquit�s comme un avare aime l'or...
Pour les amasser, en secret.
Ils paieront n'importe quel prix pour �a.
Je vois.
Peut-�tre que...
Je pense juste...
Si je d�cide de participer l�-dedans,
je pourrais m'occuper du produit moi-m�me.
Quoi ? Vous, M. Kuchuk ?
Je connais des hommes tr�s importants
qui ne s'y opposeraient pas, si on les approche correctement.
Des hommes tr�s respectables, pourrais-je ajouter.
Bon, laissez-moi voir ce que je peux faire, dans les prochains jours.
�a ne changera pas grand-chose � vos plans, j'imagine.
Bon, non, pas du tout...
Sauf que, euh... venant juste de sortir de prison,
Je suis, euh... un peu � court de liquidit�s.
L�, pas de probl�me.
Nicodemos ici vous avancera tout ce que vous voulez.
N'est-ce pas ?
Et vous trouvera un endroit s�r o� rester.
Euh... laissez-moi faire.
Bon, on a fait le tour.
Oui.
Dis-moi, quel effet �a fait,
pour un homme de votre classe, de purger une peine de prison ?
Oh, pas si mal.
Je ne manque pas tout � fait de ressources int�rieures, vous savez.
Ha ha ! Oui !
Et, euh, les autorit�s de la prison
�taient tr�s contentes de moi, parce que je, euh...
Je leur ai donn� des cours d'anglais.
Ah. Bon, j'ai peur de ne pas faire un prisonnier mod�le.
Bon, apr�s �a, c'est l'Am�rique du Sud, pour moi.
Ah ! Gauchos, tangos et soleil, hein ?
Non. Je pensais plut�t � la simple luxure.
Eh bien, c'�tait un plaisir.
- Bonsoir, M. Kuchuk. - Bonsoir.
J'ai fait un cauchemar.
J'ai toujours des cauchemars.
�a va mieux, maintenant ?
Tu as fini ton travail ?
Oui. Pourquoi ne vas-tu pas au lit ?
Je ne peux pas rester avec toi un moment, s'il te pla�t ?
Tu ne m'aimes plus ?
Bien s�r que si.
Toujours autant ?
Certainement.
Maintenant... va te coucher.
Ghattas... Kuchuk ici.
J'ai un boulot pour toi.
Non, rien � voir.
J'ai environ 40.000 � de dettes impay�es.
Viens dans ma villa, demain matin,
et je te donnerai une liste des gens qui me doivent de l'argent.
J'ai besoin d'argent. J'en ai besoin maintenant,
et j'en ai besoin en cash. C'est clair ?
Bonsoir.
J'ai fait du caf�.
C'est un message de Kerim.
Il a quelque chose pour toi.
Tu as r�v�.
Comment tu sais ?
Tu parlais dans ton sommeil.
Qu'est-ce que j'ai dit ?
Tout �tait m�lang�,
Mais tu as dit quelque chose � propos de canne � sucre.
Oui. Je me souviens du r�ve.
Je portais une grosse charge sur le dos.
Et mon p�re �tait l� et mon grand-p�re aussi.
Et ils disaient que c'�tait trop lourd pour moi.
Mais j'ai dit que je pouvais la porter et je l'ai fait.
Ils �taient tr�s contents de moi.
Quelque chose s'est pass� comme �a,
quand tu �tais petit ?
Oh non.
J'ai vol� du haschich, une fois et je l'ai fum�.
P�re m'a trouv� couch� dans le champ.
J'�tais malade.
C'est agr�able de t'entendre rire.
La terre qu'on avait �tait bonne.
Et puis, une ann�e, la r�colte de coton a �t� mauvaise,
et mon p�re est mort.
On a perdu tout ce qu'on avait.
Mon fr�re et moi avons jur� de le r�cup�rer, un jour.
Je n'ai jamais eu une maison d�cente.
500 � : c�est tout ce dont j'ai besoin.
Une fois, je les ai presque eues,
dans une grosse course, chez Nicodemos.
Presque eues !
Bois ton caf�.
Ma chance va changer. Il le faut !
Oui, il le faut.
Et alors,
j'ach�terai un petit camion,
et je retournerai l�-bas,
et j'ach�terai la ferme,
et celle d'� c�t�, aussi.
Et je ferai pousser de la canne � sucre, de nouveau et du coton.
Quand je retournerai l�-bas,
je prendrai un bain dans le Nil,
et je laverai toute la crasse de la ville.
Cet endroit a besoin d'un bon nettoyage.
Comment peux-tu vivre comme �a ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
M. Ghattas est ici, monsieur.
Sa�da.
Ah oui. Tr�s bien, Ahmed.
Quelles nouvelles as-tu pour moi ?
Quelques promesses. Cr�dibles, en partie.
Je ne veux pas de promesses. Je veux du cash !
Bon, quel est le probl�me ?
Je suis en faillite !
C'est un fait clair et simple.
Fini. Faillite.
Toi, en faillite ?
Et tout �a ?
L'ironie, c'est que j'ai l'opportunit� de m'en sortir.
On m'a demand� de financer une affaire,
qui vaut plus d'un quart de million.
Quel genre d'affaire ?
Les joyaux de Toutankhamon du mus�e.
Le risque encouru pour moi est nul.
Le plan �labor� par ce major est infaillible.
Et ta part ?
Un tiers.
Et si je connaissais un moyen de garder tout le butin ?
Continue...
Je pourrais lui dire que je ferais moi-m�me office de receleur,
lui promettre l'argent � la livraison.
Mais, le moment venu, je n'aurais pas d'argent.
Comment ai-je pu me tromper � ce point ?
J'�tais l�, � m'inqui�ter pour tes nerfs.
Tout ce dont j'ai besoin, c'est de 25.000 $ am�ricains
et de quelques livres �gyptiennes,
Et je ne les ai pas.
Si je t'aidais � les obtenir,
quelle sera ma part ?
10 %.
Pas assez.
Un tiers.
D'accord, un tiers.
Mais o� trouverais-tu...
Nicodemos. Il les a, je sais,
Et je sais comment il les a eus.
Je suis s�r que je pourrais le persuader.
Comptez !
Oh oh ! Pourquoi ? Je te crois.
Comptez !
Pourquoi te mettre en col�re ? Il n'y a pas de raison.
Vous me parlez comme � de la racaille, devant un inconnu.
OK. Est-ce que je le pensais ? Non.
Je bois un peu, je parle un peu, je...
Vous buvez trop,
et vous parlez trop.
�coute, Ali,
Tr�s bien, j'ai fait une erreur. Je suis d�sol�.
Tu ne fais jamais d'erreur ?
Ah, major, entrez. Je vous pr�sente un de mes amis.
C'est le major.
Salut. Nous nous sommes rencontr�s hier.
Le vin que tu as bu, hier soir, il vient de la r�gion de son pays.
On ne cultive pas de vin, dans ma r�gion.
Et d'o� venez-vous ?
Un village sur le Nil, sur la route de Louxor.
Un jour, j'y retournerai,
j'aurai ma propre ferme.
Je vous souhaite bonne chance.
Merci.
Je dois y aller maintenant.
Ah, paysan ! Tout �nerv�, comme une chatte en chaleur !
Ou peut-�tre qu'une dette de jeu est un point d'honneur, pour lui.
� propos, je vous pr�sente Willy.
- Salut. - Ah oui. Bon...
Quelques questions d'abord, hein ?
Apr�s tout, c'est beaucoup d'argent qui va lui revenir.
Comment puis-je savoir s'il a l'exp�rience ?
Vous pouvez me croire sur parole. Il l'a !
Euh, l'accord �tait pour 20 000 $, non ?
Non, 25.
25, c'est le montant qu'on avait convenu.
10.000, hein ?
15 !
15. Payez-le.
Qu'est-ce qui te fait transpirer, mon pote ?
L'argent me fait transpirer, c'est tout ! Je suis comme �a !
Concernant le gouvernement :
je suis un �tranger, ici. Comment est votre ami Ali ?
C'est un petit... Petits caf�s, petites boutiques.
Est-il dou�, avec une arme ?
Bon, il a gagn� une m�daille, pendant la guerre : champion au pistolet.
Mais il se drogue, maintenant.
La drogue ne doit pas l'exclure. Il m'a plu.
Bon, on peut l'avoir pour pas cher.
Un homme devrait �tre pay� d'apr�s la valeur de son travail.
Quoi ? 1.000 pour un paysan ?
Dites, c'est votre argent ou celui de Kuchuk ?
Quelle diff�rence �a fait ?
M. Kuchuk ne peut pas faire figurer une telle transaction dans ses livres.
Alors, il ne peut pas s'opposer � ma s�lection du personnel ou � combien on les paie.
On prendra Ali.
Maintenant, et le chauffeur ?
Il y a un ami d'Ali, qui tient un caf�, dans le bazar.
On le prend ?
Major ?
Kerim.
Kerim !
Qu'est-ce que tu veux ?
Du caf� ! Une petite discussion.
Ah, on m'a dit que vous �tiez un bon chauffeur.
Je peux conduire une voiture. Oui, pourquoi ?
Vous pourriez peut-�tre emprunter un taxi, pour une soir�e.
Pourquoi ?
500 � !
1.000 �
C'est ce que j'ai toujours voulu.
Maintenant, je vais pouvoir acheter la ferme.
Qu'est-ce que tu dois faire ? Ce sera dangereux ?
Non, non.
Je dois y aller, maintenant.
Merci de m'avoir laiss� rester.
Bon, je viens avec toi.
Tu n'es pas oblig�.
Bon, je sortais, de toute fa�on.
Parle-moi du boulot que tu as obtenu.
Au club Cl�op�tre.
Ce n'est pas vraiment un club,
mais je ne suis pas vraiment une chanteuse.
O� vas-tu rester ?
J'ai une des chambres, au-dessus du club.
Ils en gardent quelques-unes, pour nous.
Certaines filles restent l�.
Elles font plus que rester l�, hein, les filles ?
C�est propre, maintenant, chez toi. Pourquoi tu ne la gardes pas ainsi ?
Elles ont des affaires sur le c�t�.
Elles doivent vivre, non ?
Tu vas vivre comme les autres filles ?
�a ferait une diff�rence pour toi ?
Tu as besoin d'argent ?
J'en ai assez.
Bon, tu ferais mieux d'en avoir plus.
Non, Ali. Merci.
Et je ne te d�rangerai plus.
Je te verrai avant de retourner chez moi.
Nitroglyc�rine. �a a une vie qui lui est propre.
Un bon nid-de-poule et on vole tous dans les airs !
Ali ?
Willy ?
Deux minutes.
Major...
Vous �tes superstitieux ?
Non. Pourquoi ?
Bon, ce qu'on fait...
On dit que toucher � quoi que ce soit du pharaon porte malheur.
Des contes de bonnes femmes !
Dites-moi ce que vous savez de Kuchuk.
Pas grand-chose.
Il a �t� impliqu� dans un scandale de drogue, l'an dernier.
Un douanier a �t� arr�t� mais rien n'a jamais �t� prouv�.
Pas s�r que je lui fasse confiance.
On pourrait avoir des difficult�s � r�cup�rer l'argent.
S'il l'a, on le r�cup�rera.
Il y a un garde en service.
Il aurait d� partir, il y a 15 minutes.
N... non !
Devez-vous fumer ces trucs ?!
Comment va ton gar�on ? Comment s'appelle-t-il, encore ?
John.
John.
Bon, il... il va bien.
Il a, euh...
Il a un peu de fi�vre,
mais, de nos jours, �a n'a pas beaucoup d'importance, hein ?
Et Marie ? Vous lui avez dit ?
Non.
Non, je...
J'ai pens� qu'il valait mieux lui dire plus tard, quand ce sera fini.
De combien de temps avez-vous encore besoin ?
C'est presque fini.
On y va...
Les alarmes se d�clenchent partout sur la place.
Cette explosion a d� secouer un circuit central.
Oh, si pr�s maintenant, je d�testerais devoir arr�ter.
Terminez-le !
�a ne me d�range pas.
Et Kerim ?
Ne vous inqui�tez pas pour lui.
J'ai dit : je veux que vous m'emmeniez aux pyramides.
Et j'ai dit : je suis occup�.
Oh, non, vous ne l'�tes pas.
Vous n'avez pas de passagers.
La police est sur la place et vient par ici.
Allons par l'arri�re.
Oubliez �a.
Ouvrez la porte.
Willy !
Allons-y.
Doucement.
Je veux aller aux pyramides !
Vous pouvez m'emmener aux pyramides ?
Oui, c'est l� que je veux aller.
Allez-vous-en.
Allez-vous-en !
Je ne comprends pas...
Excusez-moi...
C'est grave ?
C'est grave.
C'est dans les tripes.
Je vais l'emmener chez un docteur que je connais.
Non !
Non, je veux rentrer � la maison. Emm�ne-moi chez toi.
Il est minuit trente.
Ils devraient �tre ici, � moins qu'il n'y ait des probl�mes.
Tout s'est bien pass� ?
Oh, messieurs, je vous pr�sente M. Ghattas.
Il m'a �t� tr�s utile, dans cette affaire.
Asseyez-vous, messieurs.
Quelque chose � boire ?
Euh, non, merci.
�a vous d�range, si je regarde ?
Non, non.
Vous avez le droit de regarder, naturellement.
Voil�.
Magnifique.
Convaincu ?
Bien s�r, bien s�r.
Il n'y a jamais eu de doute, dans mon esprit,
connaissant votre r�putation, major.
Simple curiosit�, sans plus.
L'�valuation risque de d�passer...
Bien. Bon, euh...
Vous ne penserez pas que je suis impoli, si je demande � voir votre argent ?
Bon, messieurs, en ce moment, je dois dire, je...
Je suis un peu embarrass�.
Vous ne l'avez pas ?!
Oh, oui, j'ai. Je veux dire, j'en ai l'assurance.
Mais vous ne l'avez pas vraiment ?
Pas entre mes mains, non.
Mais c'est promis, d'une source irr�prochable.
Je suis d�sol�...
Mais ce n'est que ce soir que j'ai d�couvert
que nous sommes all�s trop vite,
Et puis, il �tait trop tard pour faire quoi que ce soit.
Oui, mais nous avons agi sur votre parole !
En fait, il ne faudra que quelques jours pour r�unir l'argent.
Quelques jours de plus pourraient signifier une condamnation � perp�tuit� pour moi.
J'avais l'intention de partir ce soir.
Je comprends tr�s bien.
Mais j'ai une solution � �a.
Oh ?
C'est-�-dire si vous vous mettez entre mes mains.
Sinon, je ne peux rien faire.
Qu'est-ce que vous essayez de dire ?
C'est dangereux pour vous de transporter tous ces bijoux.
Vous voulez que je vous les laisse, c'est �a ?
Pourquoi pas ?
La police ne cherchera pas apr�s moi,
et je vous assure, je peux trouver un endroit s�r pour vous,
Jusqu'� ce que je fasse la transaction.
Mais, comme j'ai dit, c'est � vous de d�cider.
Prenez les bijoux, si vous voulez.
Je vous le d�conseillerais.
Je ne pense pas qu'ils te croient.
Je savais ce que tu allais dire,
et je ne te crois pas non plus.
Maintenant, toi...
Mains en l'air.
Et vous ?
Jetez la mallette par terre,
par ici, � mes pieds,
Et faites attention � la fa�on dont vous la lancez.
Que dis-tu, Ali ?
Donnez-lui.
Il n'y a rien d'autre � faire.
�a va ?
Non, Ali, non.
Il m'a vu le tuer.
Si la police l'attrape...
Il n'est pas en mesure de parler.
Y a-t-il un moyen d'obtenir de l'argent ?
Non.
Major, on doit partir.
Non, sois patient, Ali.
Je n'ai pas �pargn� la vie de cet homme
par amour de l'humanit�.
Mais, pour l'instant, ce qu'il y a dans la mallette n'est que de la camelote.
Il n'y a rien que je puisse faire.
Si !
Adressez-vous au gouvernement.
Au gouvernement ?
Dis-leur qu'ils peuvent r�cup�rer leurs bijoux
pour 200.000 �.
S'ils ne paient pas dans les 48 heures,
les bijoux seront fondus et perdus � jamais.
- Ils ne m'�couteront jamais. - Ils vous �couteront.
Mais ils vont me soup�onner.
Bien s�r !
Mais vous pouvez utiliser vos vastes comp�tences en mati�re de fourberie.
Vous n'avez vraiment pas le choix, n'est-ce pas ?
Maintenant, �coutez...
Prenez �a,
et ne bougez pas, avant d'avoir de mes nouvelles.
N'oubliez pas que vous pourriez �tre allong� l� avec votre ami.
Vous feriez mieux de nettoyer, apr�s nous.
Maintenant, vous avez besoin d'un docteur.
Pourquoi ne demandez-vous pas � votre ami Kerim de vous y emmener ?
Pas de docteur.
�a ira.
La balle est pass� � travers. �a gu�rira tout seul.
Un mort, deux bless�s, des bijoux qui ne valent rien !
La ferme !
Allo ?
Oui.
Sortez le major du bazar.
La police le recherche.
C'est Kerim. La police balaie le bazar.
Montrez-moi vos papiers, s'il vous pla�t.
Allo.
Va � la n�cropole.
Mon cousin Osman est aussi le protecteur de la famille d'Ali.
Il va vous cacher.
Personne ne vient jamais chercher des gens au cimeti�re.
Je vais le trouver.
Comment va Willy ?
Mal. Une balle dans l'estomac.
Le m�decin a fait ce qu'il a pu.
Ils sont ici, maintenant. Sors, Ali.
Ils seront chez Nicodemos dans quelques minutes.
C'est authentique. Aucun doute l�-dessus.
Et vous l'avez eu de Kuchuk ?
C'est arriv� chez lui ce matin. Pas de message, rien.
Il �tait perplexe jusqu'� ce qu'il re�oive un appel t�l�phonique.
Une voix qu'il ne connaissait pas
lui a dit qu'il devait servir d'interm�diaire avec nous.
Et qu'ont-ils dit ?
Ils veulent 200.000 � dans les 48 h,
ou ils fondent les bijoux.
Je sugg�re de rappeler Kuchuk et de lui dire qu'il y aura une r�union.
Dites-lui que nous sommes optimistes mais qu'il faut du temps.
Mais ces bijoux sont hors de prix.
De quel idiot j'aurais l'air,
si j�admettais qu�on fasse chanter le gouvernement ?
S'ils les fondent, vous pourriez les remplacer ?!
Je suis policier, pas �gyptologue !
S'il vous plait, monsieur. Demandez au ministre de parler � Kuchuk
et demandez-lui de tout retarder. Il me faut du temps...
Autant que vous pouvez me donner.
C'est... un sacr� choc.
Son corps a �t� retrouv� dans la rivi�re, ce matin. On l'a abattu.
On a trouv� une liste de noms, dans sa poche...
Sur votre papier � en-t�te.
Savez-vous qui sont ces gens ?
C'est une liste de gens qui me devaient de l'argent.
Ghattas faisait des petits boulots pour moi.
Il essayait de recouvrer ces dettes pour moi.
Le docteur dit qu'il a �t� tu� vers 1h ou 2h, ce matin.
� peu pr�s au moment o� le mus�e a �t� cambriol�.
Nous avons pens� qu'il pourrait y avoir un lien.
Ghattas �tait incapable de voler.
Pourriez-vous faire un compte rendu, monsieur,
de vos d�placements d'hier soir ?
Bien s�r que je pourrais, oui, mais, euh...
Ce serait g�nant.
Est-ce n�cessaire ?
J'en ai peur.
A mon �ge, je... je n'aime pas faire cet aveu.
Une jeune femme - elle s'appelle Bamba -
vit sur ma petite p�niche, sur le Nil.
Je... je suis all� la voir � 23h30,
et je suis rest�.
Elle vous le confirmera.
Mais s'il vous pla�t, soyez discret,
si ce n'est pas indispensable.
J'appr�cie votre embarras, monsieur.
Et si vous avez besoin d'aide, n'h�sitez pas � m'appeler.
- Sa�da. - Sa�da.
Allo, Bamba. Bamba, �coute...
Tu pourrais recevoir la visite de la police...
O� �tiez-vous, hier soir ?
� la maison.
Des t�moins ?
Je vis seul.
Vous �tes un ami d'Ali Hassan ?
Je le connais.
O� �tait-il, hier soir ?
Avez-vous d�j� vu cet homme ?
Vous l'avez d�j� vu, n'est-ce pas ?
Non, monsieur.
Mais on l'a vu au bazar o� vous avez une caf�t�ria.
Beaucoup de gens viennent au bazar et dans ma boutique.
Je n'ai jamais vu cet homme.
Tr�s bien. C'est tout.
Je peux partir ?
Les choses n'ont jamais bien march�, pour moi,
mais vous avez bien profit�, major.
Qu'est-ce qui vous a fait choisir cette vie ?
Mon p�re �tait quelqu'un de terriblement honn�te,
et, � 7 ans, j'ai jur� de ne pas �tre comme lui.
Je suppose que j'ai r�ussi.
Alors, vous finissez ici, dans la cit� des morts...
Vous vous souvenez ?
La mal�diction des pharaons.
Fumer ces choses te rend morbide.
Pourquoi tu te drogues, Ali ?
S'il vous pla�t, s'il vous pla�t, je ferais n'importe quoi pour Kerim,
mais avec cette photo dans le journal, comment puis-je...
La ferme !
Kuchuk a parl�.
J'avais raison. J'aurais d� le liquider.
Que dit le journal ?
Que la police sait que vous �tes au Caire,
et vous �tes recherch� pour un interrogatoire sur le vol.
Bon, alors Kuchuk n'a pas parl�.
Sinon, ils ne seraient pas seulement apr�s moi.
Mais c'est votre photo. Comment sauraient-ils ?
Quelqu'un dans le d�partement a fait une bonne supposition !
On n'aura jamais l'argent, maintenant !
�a reste � voir.
Mais tu as raison sur une chose : on ne doit pas rester ici.
D'abord, changez de v�tements.
Tu peux trouver une djellaba pour le major ?
Oui. Je connais un endroit.
Fais-moi confiance. Je ne parlerai � personne.
O� allez-vous ?
On rentre � la maison.
O� habitez-vous ?
Shari Al-Acosa.
C'est bon.
Attendez ! Un moment.
Je veux voir votre visage.
Debout, major. Vite, vite. Debout !
Examinez toutes les voitures. Vous savez � quoi il ressemble.
Ali, je suis all� te chercher, chez toi.
La police �tait l� pour poser des questions sur le mus�e.
Tu as quelque chose � voir avec �a, Ali ?
Prends des serviettes et de l'eau.
Bon....
Je vais chercher quelque chose.
Vous vous trompez. On ne jouait pas, ici.
Pourquoi ne les arr�tez-vous pas ?
Je peux expliquer �a, si seulement vous me laissez.
Expliquez-lui !
Vous avez l'air d'un homme raisonnable.
Ecoutez-moi, s'il vous pla�t.
Un moment, s'il vous pla�t.
J'ai pass� des ann�es � planifier, jusqu'au moindre d�tail,
Et maintenant, quoi ?
Les alarmes qui se d�clenchent sans raison. Un pistolet qui tire tout seul...
Et, juste maintenant, si on avait d�vi� ne f�t-ce que de 15 pas,
on n'aurait pas crois� ce policier.
Stupide ! Tout simplement stupide.
Ali, n'est-ce pas celui du journal ?
Fait ce que je dis !
Je vous explique ce que j'allais faire.
Je mettais toutes ces tables l�-dedans,
et puis je venais vous voir,
pour m�accorder une licence pour les utiliser.
Une licence que je n'ai pas le pouvoir d'accorder ?
Oui bien s�r. Je sais �a.
Mais les choses changent et les gens changent,
et peut-�tre qu'un jour viendrait
o� la licence me serait accord�e.
S'il vous pla�t ne me fermez pas.
S'il vous pla�t ne me fermez pas.
S'il vous pla�t ne me fermez pas, je...
Vous m'envoyez en prison et m'expulsez en Gr�ce, et je...
Je ne peux pas retourner � Ath�nes.
Que savez-vous de cet homme ?
Votre ma�tre d'h�tel a dit qu'il est venu ici.
Eh bien ?
�a ne va pas �tre facile de sortir du Caire.
Amina sera l� dans quelques minutes.
Elle nous dira ce qu'elle a arrang�.
Ecoute, Ali, que dirais-tu de venir avec moi,
D'abord � Paris, puis en Am�rique du Sud ?
Non, merci, major. Je rentre chez moi !
Alors, �a te d�rangerait de financer mon voyage
... jusqu'� Paris ?
100 � devraient suffire.
Bien s�r.
Ici.
Comme c'est tr�s g�n�reux !
En voudrais-tu un, en paiement ?
Non. Qu'est-ce que je ferais, avec ?
Personne ici n�y touchera.
Il est OK. Le fr�re d'un de mes amis.
Il va vous emmener dans un caf�, au bord du fleuve.
Et puis il vous emm�nera en bateau � Alexandrie.
Et le batelier vous pr�sentera au capitaine d'un cargo,
direction Marseille.
On se reverra.
Au revoir...
Et merci.
Il va s'en sortir. Il n'a pas peur.
Ta blessure. �a fait mal, de nouveau.
Je vais t'apporter quelque chose.
Tiens... Prends-les toutes.
�a va arr�ter la douleur.
Allonge-toi, Ali.
S'il te pla�t. Viens t'allonger.
Je dois sortir d'ici...
Ce soir.
Comment iras-tu ?
Avec la jeep.
Tout est arrang�.
Avec la jeep, avec la jeep...
Le major... Il va s'en sortir.
Nous recherchons un homme du nom de Willy Roberts.
Sale mouchard !
M. Kuchuk ?
Oui.
Je suis le commandant de la police.
Oui. Que puis-je faire pour vous ?
J'ai un mandat d'arr�t contre vous,
pour complicit� de vol et de meurtre.
Vous feriez mieux d'entrer.
Je ne suis pas facilement intimid� par des accusations absurdes,
quelles qu'elles soient.
- Amenez la jeune femme. - Oui, monsieur.
Avant de dire quoi que ce soit, �a pourrait vous int�resser de savoir
que votre ami Nicodemos a sign� des aveux.
Asseyez-vous.
R�p�tez la d�claration que cette jeune femme vous a faite, hier apr�s-midi.
Elle a dit que M. Kuchuk est arriv� ici � la p�niche � 23h30,
et est rest� jusqu'� 3h du matin.
C'est la d�claration que vous avez faite ?
Euh... oui.
Est-ce vrai ?
Je...
Bon, dis-lui la v�rit�.
Ce que j'ai dit hier, c'�tait, euh...
Bon, ce n'�tait pas...
Plus de mensonges, cette fois ou vous pouvez aller en prison.
Prenez une nouvelle d�claration de sa part. faites-lui signer.
Je m'excuse... J'ai essay�.
J'aimerais appeler mon avocat, si vous n'avez pas d'objection.
Pas d'objections.
Dans la chambre � coucher. J'aimerais �tre seul,
mais je comprendrais, si vous voulez venir avec moi.
Si vous essayez de partir, vous n'irez pas tr�s loin.
Non. Je sais.
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'y vais.
Ali...
J'ai peur.
La police est l�-bas.
J'ai attendu toutes ces ann�es...
Je dois rentrer chez moi.
Laisse-moi venir avec toi.
Tu es de la ville. Il n'y a pas de place pour toi.
S'il te pla�t, Ali. S'il vous pla�t. Tu es bless�.
Je peux conduire.
Non. Ils me recherchent parce que j'ai tu� un homme.
Tu sais ce que �a veut dire.
Je veux �tre avec toi. Tu ne peux pas partir sans moi.
Je ne te quitterai pas !
Je ne te comprends pas.
Je ne t'ai jamais compris.
Tr�s bien. Prends tes affaires.
Il fait froid !
D'habitude, il ne fait pas si froid,
� cette �poque de l'ann�e.
Pourquoi ne me laisses-tu pas conduire, un moment ?
Non...
Tu ne connais pas la route.
C'est encore loin ?
H� ! H�, vous, l� ! S'il vous pla�t !
Aide-moi, s'il te pla�t. On cherche un docteur.
Docteur ! Docteur Handi, venez vite !
Docteur !
- C'est vous, le docteur ? - Oui.
S'il vous plait.
On doit l'amener � l'int�rieur.
Je lui ai donn� du glucose et des antibiotiques.
Ce pourrait �tre une p�ritonite ou une h�morragie secondaire.
Comment est-ce arriv� ?
Il... il a �t� bless� dans un accident.
Quand �tait-ce ?
Il y a quelques jours.
C'est grave ?
Gardez un �il sur cette aiguille.
Je veux parler au commandant.
C'est le Dr Handi.
� boire... J'ai soif.
Allonge-toi, Ali. Je vais te chercher de l'eau.
Commandant, j'ai un homme, ici avec une blessure par balle.
Il r�pond � la description, oui.
Dans son �tat, il n'ira pas tr�s loin.
Vous six, commencez sur la route. Prenez la place.
Vous, descendez par l� jusqu'au bord du fleuve.
Couvrez la ruelle, � gauche.
Je peux voir votre carte ?
Major Packer ?
Oui.
Voulez-vous venir avec nous, s'il vous pla�t ?
Bien s�r.
Ma terre...
Ils ont laiss� ma terre s'ass�cher.
Les r�coltes seront mauvaises, de nouveau.
Il faut plus d'eau.
Je dois avoir plus d'eau.
Je dois donner plus d'eau aux cultures.
L'eau...
Ali !
Ali !
S'il vous pla�t, aidez-moi !
De l'aide !
Quelqu'un ! S'il vous pla�t, quelqu'un ! Quelqu'un !
Quelqu'un... S'il vous plait.
Sous-titres : Jean-Louis JAMINET Juin 2021
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